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lundi 10 octobre 2022

ENA/Douane, une complicité nécessaire !!!



L'évolution du système d'échange international fait naître auprès de nos Etats africains des obligations incontournables. Parmis ces obligations, on peut citer la disponibilité des informations douanières pour les opérateurs économiques, la mutabilité de l'administration publique (douanière), la mutualisation des efforts pour la facilitation et la sécurisation de la chaîne logistique internationale et surtout des agents consciencieux. D'autres mesures opérationnelles, non moins importantes, doivent suivre, appuyer les décisions politiques en vue de mettre l'administration douanière dans la capacité à répondre efficacement aux sollicitations des agents économiques pour l'exécution des opérations douanières. 

La tâche est gargantuesque mais réalisable. En effet, les compétences et les connaissances acquises au cours des années de formation à l'école nationale d'administration (ENA) et les expériences accumulées seront d'un apport capital pour la modernisation effective de l'administration douanière. Ces compétences, ces diplômés et futures diplômés (élèves) répondront, à n'en point douter, à ces exigences, sans cèsse, évolutives de l'environnement commercial international par la mise à la disposition et par l'exploitation d'outils modernes. 

Cette nécessité se fait ressentir grandement quand on sait que la durée moyenne de l'accomplisem des formalités douanières est de 53,79h au cours de l'année 2020. De l’arrivée de la marchandise au dépôt de la déclaration, un temps de 31,63 h a été identifier. Or, ce delais pourrait être réduit de quelques minutes voir moins si des agents étaient disponibles pour le traitement des déclarations anticipées ou pour le suivi des arrivées.

De l’enregistrement de la déclaration à la liquidation des droits et taxes, il aurait fallut: 2,29 h. Aussi, du paiement à la banque à la sortie effective de la marchandise, il sera question de 10,79 h. La douane n'a t'elle pas réellement besoin de ces futurs diplômés ?

Il faut reconnaître que la connaissance préalable de la législation et de la réglementation douanière est nécessaire pour l'exercice quotidien des tâches administratives. L'importance de même que les spécificités et les contraintes temporelles alloués à certaines procédures nécessitent des administrateurs conscients de toutes ces conditions, à peine de nullité, des actes de l'administration douanière. Il s'agit là d'arguments largement suffisants en faveur de l'intégration des jeunes diplômés pour répondre à ses demandes. Ils sont en contact permanent avec les réalités évolutives des systèmes de communication et pourront ainsi non seulement satisfaire les exigences réglementaires dans l'exécution des tâches administratives mais aussi ils sauront satisfaire, par des réponses modernes, aux sollicitations des opérateurs économiques. Aussi, l'évolution et la complexité des échanges, la diversité des acteurs du commerce international intervenants en matière douanière sont au tant d'arguments en faveur de l'implication des jeunes diplômés et futurs dans la gestion efficiente et efficace de l'administration douanière. 

Il serai donc judicieux de permettre, à ces jeunes diplômés et surtout aux futurs diplômés de l'ENA, de mettre à profit les compétences, connaissances et expériences au service de l'administration pour un meilleur rendement de celle ci tout en garantissant une certaine visibilité et une certaine transparence. 

A titre d'exemple, ils pourront assurer le suivi des dossier, le repporting des actions des unités douanières et des bureaux, l'édition de statistiques fiables, la communication avec les opérations économiques internationaux, l'édition et la mise à jours de bases de données (croisé avec les informations de SYDONIA word) le développement de nouveaux systèmes de gestion administrative sur la base d'outils de performances et surtout garantiront une transparence irréprochable des activités douanière au ministère des finances.

On a coutume de dire "qu'il n'y a pas de fumé sans feu". Alors peut on exigé d'une administration des réponses qui nécessitent des qualifications précises ? Ces qualifications sont disponibles et il est d'ailleurs injustice de soumettre ses diplômés (futurs diplômés) à la tristes réalité des concours entachés d'irrégularités dans une indignation sélective alors qu'ils pourraient tous servir en tant qu'administrateurs (des cadres). Ils pourraient ainsi servir dans l'attente de leur intégration effective.

En 2018, un concours d'intégration à la douane fut lancé et le nombre de place disponible permettait le recrutement de tout les diplômés en douane sans concours. Ce type d'incohérence pourrait être évité. l'espoir est possible. Une douane moderne capable de répondre aux réalités actuelles  est possible !!!

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samedi 20 novembre 2021

Zones franches nigériennes, une expérience simple !


 Zones franches nigériennes, une expérience simple !

En marge des processus d’intégrations et d’évolutions du commerce international et régional en particulier, les institutions comme l’OMC soutiennent et continuent d’innover en matière d’échanges internationaux. De nouvelles formules et concepts jalonnent les marches du progrès économique qu’on entrevoit à travers le monde. 

Sur proposition de l’OMC, plusieurs accords (conventions) naquirent. Les différents rounds du  GATT, et la convention de Kyoto en l’occurrence joue désormais le rôle de la « bible du commerce » en Asie, au USA et partout dans le monde. 

L’une des directives majeures préconise l’application des zones franches d’une manière uniforme par tous les pays signataires de la convention de Kyoto. Pour le cas spécifique du Niger, les dispositions législatives demeurent quasiment muettes sur ces zones franches. Cependant, On peut percevoir le port sec de Dosso comme un modèle de zone franche.

 A lire aussi : 👉🏽Code des procédures douanières

👉🏾Import/Export: A la découverte d'un service inédit en douane au Niger

vendredi 12 mars 2021

State school graduates, students in a state administrative technical subject but predestined to be unemployed...ENA customs graduates

Originally, the ENAM (École Nationale d’Administration et de la Magistrature / National School of Administration and Magistracy) received the best students from the school system to competently serve and promote the interests of the State of Niger. The recipients had absolutely no need to satisfy specific conditions or requirements to perform their duties in accordance with the training they received.

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What is the situation now? It would be difficult to understand or even picture the chimerical reality of these state executives who have no professional future. No explanation, much less a statistic, could explain the predestination to unemployment—selective or general depending on the field—of students at the ENAM, which has become the ENA (École Nationale d’Administration / National School of Administration).

Let's take the case of Customs as an example. First, an entrance examination for the ENA in this field is required for every applicant. Subsequently, each year, the students must demonstrate ingenuity not only to pass their exams but also to show practical skill while maintaining exemplary silence in the face of unequal treatment between direct entrants (graduates) and professionals (customs officers) in terms of both education and career progression. Upon graduation from the ENA, only one alternative remains for the graduates. They may serve as an *aide" (Valet) in a customs office following an assignment for civil service, or, still with the status of an aide, serve following an internal memo issued by the head of a customs office that grants the unemployed graduates volunteer status.

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Under all circumstances, the best way to be considered is to adopt a behavior of total submission, not only at the school towards the professional customs officers (classmates) but also towards superiors, hoping to see one's name on the future list of admitted candidates for potential future integration competitions into the customs corps. Competitions which, incidentally, are not exclusively for the graduates—not at all. Professional customs officers also participate and naturally have their regular number of admitted candidates. Not only are customs integration competitions organized by customs officers, but they are also open to them. It is common to find parents, work colleagues, friends, and family members (brothers and sisters) serving as jury members, candidates, and/or supervisors during the customs integration competitions.

In 2018, a series of decrees offered more than a hundred Inspector positions (without customs training) in the customs administration. However, this series of decisions could have recruited all the Inspector graduates from the ENA in Niger's customs field. Finally, from 2016 until today, no competition specifically dedicated to customs graduates in Niger has been launched. We are therefore entitled to conclude that, in Niger, anything is possible.

jeudi 11 mars 2021

Diplômés d'une école d'État, dans un domaine d'État (régalien) prédestinés au chômage.



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A l’origine l’ENAM ( école nationale d’administration et de la magistrature) recevait les fleurs du système scolaire pour servir et faire valoir valablement et ultérieurement les intérêts de l’Etat du Niger. Les récipiendaires n’avaient nullement besoins de satisfaire à des conditions et à des impératifs pour exercer leurs fonctions conformément à la formation reçue.

À lire : 👉🏾Kano-Maradi : la nouvelle ligne ferroviaire👈🏾

Qu’en est-il à présent ? Il serait difficile de comprendre ou même d’imager la chimérique réalité de ces cadres d’Etats sans avenir professionnel. Aucune explication encore moins une statistique ne saurait explicitée la prédestination, sélective ou générale en fonction des domaines, au chômage des élèves de l’ENAM, devenue ENA (école nationale d’administration).

Prenons à titre d’exemple, le cas de la douane. Au prime à bord, un test d’entré à l’ENA pour ce domaine est prescrit pour tout requérant. Ensuite, chaque année les élèves doivent faire preuve d’ingéniosité pour non seulement réussir leurs examens mais aussi faire preuve d’adresse dans la pratique tout en adoptant un mutisme exemplaire face aux traitements inégalitaires entre directs et professionnels (douaniers) tant sur le plan éducatif que professionnel. A la sortie de l’ENA, pour les diplômés, il ne reste qu’une alternative. Servir de Valet dans un bureau de douane suite à une affection pour le service civique ou, toujours avec le statut de valet, servir à la suite d’une note de service prise par le chef d’un bureau de douane qui donne aux diplômés chômeurs un statut de bénévole. 

À lire : 👉🏾Après 22, la CNPC au Niger👈🏾

Dans toutes les circonstances, la meilleure manière d’être considéré est d’adopter un comportement d’une totale soumission non seulement à l’école à l’égard des douaniers professionnels(camarades de classe) mais aussi auprès des supérieurs pour espérer voir son nom dans la future liste des candidats admis aux potentiels futurs concours d’intégration au corps des douanes. Concours d’ailleurs qui n’est pas exclusivement destinés aux diplômés, non pas du tout. Les professionnels douaniers y participent et ont, naturellement, leur nombre d’admis régulièrement. Non seulement les concours d’intégration en douane sont organisés par des douaniers mais également ouverts à ces derniers. Il arrive souvent de retrouver des parents, collègues de travail, amis et membres d’une famille (frères et sœurs) membre du jury, candidats et/ou surveillants lors des concours d’intégration à la douane.

En 2018, une serie de décrets offraient plus d’une centaine de places d’inspecteurs (sans formation en douane) dans l’administration des douanes. Or, cette série de décisions pouvait faire recruter tous les diplômés inspecteurs en douane de l’ENA du Niger. Pour finir, de 2016 à aujourd’hui, aucun concours spécifique au diplômés en douane du Niger n’est lancé. On est donc en droit de se dire qu’au Niger, tout est possible. 

A lire aussi :👉🏾Import/Export: A la découverte d'un service inédit en douane au Niger

👉🏽 Deux années, dans l'attente des résultats pour intégrer la douane!!!

👉🏽Code des procédures douanières

👉🏽De l'ENA à la douane

lundi 18 janvier 2021

La dette communautaire européenne, un exemple pour la CEDEAO ou encore la force G5 sahel


 La dette communautaire européenne, un exemple pour la CEDEAO ou encore la force G5 sahel

La dette européenne face à la crise des états européens est une première. Une institution communautaire régionale décide d'un commun accord avec les pays membres de l'Union de contracter une dette pour financer les politiques communautaires pour la relance économique et la lutte contre le covid19. Les réponses individuelles des pays, loin d'être un frein, propulsent la nécessité d'acquérir des fonds communautaires pour mettre en œuvre les propositions des États européens pour le développement et l'éradication de la pandémie du covid19. Une décision collective qui engage l'avenir de toute l'Union.

Il s'agit d'une situation exceptionnelle. Un ensemble de pays decide d'être solidaires dans une action financière, dans une perspective d'endettement. Dans une situation exceptionnelle, les états européens ont décidé d'une action exceptionnelle. Ils ont des visons différentes et des politiques diverses. Celà n'a point entraver l'initiative de chercher des fonds nécessaires pour couvrir les perspectives individuelles des pays européens. Très vite, il a été évident que même si les situations sanitaires dues au covid19 sont différentes d'un État à un autre, il est capital d'avoir des ressources financières pour réaliser, mettre en application les réponses des Etats. L'essentiel est donc d'obtenir les ressources.

Cette solution exemplaire est intégrable aux politiques des unions communautaires en Afrique, en l'occurrence l'espace CEDAO. Faut-il le rappeler qu'une taxe communautaire est déjà perçue au profil de cette institution sur les échanges internationaux. Il s'agit du "prélèvement communautaire" qui est de 1%. Il sera donc moins difficile pour couvrir, payer une éventuelle dette communautaire car il existe déjà des mécanismes de perception, de recettes communautaires.


mardi 5 janvier 2021

OISD (Organisation Internationale des Spécialistes en Douane)

 Organisation Internationale des Spécialistes en Douane


L'Organisation Internationale des Spécialistes en douane (OISD) est une institution internationale non gouvernementale à but non lucratif. Elle vise la codification des législations douanières. Une série d'harmonisations, communautaires, continentale et mondiale des textes anime la vie de cette jeune institution intercontinentale. Elle est certe a sa phase d'élaboration, embryonnaire mais elle mérite toutes les attentoins pour sa mise en œuvre effective.  Au cours des assemblées biannuelles, les membres s’exerceront à fournir des recueils et textes, actualisés et actualisables des environnements commerciaux et des changes des communautés économiques régionales d'une part. D'autre part et d’une manière générale, ils édifiront de nouvelles directives des régles d’échanges internationales.

L’OISD fait partie des acteurs transnationaux stimulant la législation du commerce international. Des acteurs, non étatiques détiennent des fortunes, des compétences et des forces qui surpassent celles de beaucoup de pays. Cette réalité induit, pour l’établissement de mesures commerciales et de transports, la prise en compte de divers facteurs notamment l'influence des acteurs non étatiques qui échappent souvent aux nations. En collaboration avec des acteurs non étatiques mais aussi étatiques, les membres de l’OISD fourniront les bases d’une concertation. Des textes avangardistes serviront à harmoniser les pratiques en fin de sécuriser les commerciaux et logisticiens oeuvrant pour la chaine logistique internationale. A l'image d'un espace de concertation, l'OISD fournira à ses membres et aux acteurs des échanges internationaux, un environnement de dialogue permanent , de production, d'accompagnement et de vulgarisation de mesures et de pratiques en d'échange extérieur.



mardi 22 septembre 2020

Plus de deux années (voire six) n'ont pas suffit pour un concours d’intégration à la douane au Niger.

  Il était une fois, un concours d’intégration à la douane qui dura plus de deux ans




Participez au sondage sur le recrutement à la douanes en cliquant sur le lien suivant :
Ecrit :le 22/09/2020
En septembre 2018, un concours de recrutement de spécialistes au profit de la douane fut lancé par le ministère des finances. Au vue des grandes lignes de l’arrêté, on supposerait qu’une chance fut donnée aux diplômés en douane au chômage d’intégrer le corps du cadre des douanes. Les résultats sont sans appel. Après contrôle de la haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées, près de 48 candidats sur 150 admis ont effectué le concours sans les diplômés requis. Faut –il le rappeler que les diplômés en douane étaient quasiment absents au peloton des admis à ce concours d’exception.
Il s’en est ensuite suivi des procédures judiciaires. le SNAD (Syndicat National des Agents des Douanes) sollicita l’annulation du concours auprès du conseil d’Etat et les admis qui remplissaient les conditions invoquèrent leur droit de travail, leur droit d’intégrer la douane. Les arrêtés de recrutement de 2018 sont loin de satisfaire la demande d’emploi dans ce secteur qui est la douane. Beaucoup de candidats ne peuvent plus postulés à titre de diplômés en douane à un test de recrutement à la douane en raison des longues durées qui séparées les différents concours. Encore faut-il, que les concours tiennent lieu malgré le fort taux de chômage qu’enregistrent les spécialistes en douane de l’Ecole Nationale d’Administration. Par exemple, sur 15 élèves de la promotion 2009 pour la filière douane de niveau supérieur et plus de dix (10) ans après leur admission à l'ENA, seulement deux élèves ont accédé à la fonction de douanier.
Rappelons aussi que depuis 2016, aucune possibilité de recrutement spécifique à la matière douanière n’a été offert aux diplômés en douane de l’école nationale de formation en douane du Niger. Cinq ans de pure désolation pour ces spécialistes qui ont suivi et qui ont validé au même titre que les professionnels en service leur statut, leur diplômé d’inspecteur centrale des douanes.
En 2018, l’administration des douanes devait enrichir son effectif de spécialistes de domaine différents. Des juristes, des informaticiens et des logisticiens allaient renforcer les capacités de la douane Nigérienne. Les faits ont démontré une réalité toute autre. Non seulement des candidats ont été retenus sans les diplômes requis mais aussi aucune perspective de recrutement n’est en vue pour les diplômés en douane.
Au final, en juillet 2020, le ministère des finances trancha en relançant l’essentiel des concours de 2018 malgré les irrégularités constatées. Onze colonel et 75 inspecteurs centraux toutes options confondues et 30 contrôleurs devraient être retenus suite aux épreuves devant avoir lieu le 29 et 30 Août 2020. Surprise, jusqu’à la date du 22 septembre 2020, personne n’a d’information sur la tenue éventuelle du test écrit qui donnera la liste des heureux élus. L’administration des douanes a, en effet, l’autonomie exclusive de l’organisation et de la tenue des concours. Elle a donc le pouvoir de décision discrétionnaire unilatérale. Est-ce pouvoir qui donne aux administrateurs de la douane la faculté de permettre aux candidats avec des dossiers incomplets de concourir et de voir leurs noms en haut de la liste ?
Un concours lancé en septembre 2018 attend toujours sa réalisation effective en ce jour 22 septembre 2020. Si un seul concours prenait deux ans ou plus et que seul une poigné de candidats sont recrutés (nonobstant les irrégularités), combien verront leurs diplômes expirés à cause de la limitation d’âge.
Le Niger fait face à des situations d’insécurités et à des mouvements armés. il serait dommage de voir le rang de ces groupes armés s’enrichir, se renforcer de cerveaux hautement qualifiés compte tenue du désarroi et des sentiments d’injustices et d’impartialités qu’inspirent ces genres de pratiques, ces genres de concours qui s’échelonnent sur plusieurs années et entachés d’irrégularités, de fraudes, d’impunités.
A lire aussi : 👉diplômé d'une école d'Etat, dans un domaine d'Etat et prédestiné au chômage
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samedi 16 mai 2020

Les séqueiles et la mutation sociale dues au coronavirus

Une incidence notoire des effets du covid-19 sur la population se perçoit indélébilement. Inévitablement, des comportements nouveaux naissent et bâtissent les relations sociales. Des comportements issuent des réactions individuelles et collectives face à cette épidémie virale qui menace l'espèce humaine. Les distances se creusent entre les Hommes, physiquement mais aussi psychologiquement. Il suffit d'être testé positif au coronavirus pour subir une discrimination sociale et économique. Les effets du confinement n'arrangent en rien les épreuves déjà insupportables imposées par la maladie.

Les gestes et les pratiques de bon usage fleurissent au quotidien sur l'Internet. Cependant, les auteurs restent muets ou moins productifs sur l'accompagnement social et économique des survivants du virus et sur les conséquences du coronarivus sur les relations sociales. Une stigmatisation systèmatique des porteurs du virus sévit dangereux sur la santé mentale et psychologique des affectés. Des regards accusateurs, condamnatoires jalonnent les parcours des survivants du coronavirus. On l'a l'impression qu'ils ont été marquer au fer. L'entendement Commun simulent la contamination à la mort, au décès du hôte. On oublie souvent que cette épidémie n'est pas une fin. Malgré la propagation et la mortalité aléatoire d'une zone à une autre, les mentalités, les civilisations répondent différemment à la réalité du coronavirus.
Si en Europe, en Amérique ou en Asie, les malades sont suivis et profitent largement du soutient et de l'accompagnement social. En Afrique, les contaminés font plutôt face au rejet de la communauté face à une maladie que beaucoup simulent à une malédiction divine.
On constate ici et ailleurs, en Afrique des familles entières excluent des cercles lacaux d'échanges commerciaux. Aux convictions traditionnelles s'ajoutent les croyances moyenâgeux pour la plus triste des chorales. L'épidémie de coronarivus ne doit plus être perçu comme une malédiction par les fervant défenseurs de la tradition et des croyances populaires.
Une sensibilisation, une politique d'informations sur l'importance du soutient social doit être méner. L'organisation Mondiale de la Santé se doit d'investir pour la promotion de nouvelles pratiques et règles humanisantes dans les zones où les infectés subissent les irritations de la société. A l'origine, la fraternité entre les peuples était l'élément caractéristique principale des êtres humains. A présent, les distances se sont creusées entre les Hommes. L'Homme devient nuisible, à éviter.

 

mercredi 3 octobre 2018

Une volonté contestable

 A lire aussi :👉 Modernisation de la douane : gestion des ressources humaines

Ecrit : le 03/10/2018

Peut-on réduire la pauvreté dans l’injustice? On est en droit de se demander si la volonté de son excellence, monsieur le président de la république, Issoufou Mahamadou, celle de réduire la pauvreté de 35%, est réalisable. Si des jeunes diplômes en douane, pourvoyeurs de recettes publiques subissent « l’apartheid » au sein de l’administration des douanes du Niger, l’objectif de mobilisation des recettes sera donc difficile à atteindre. 

Effectivement, il y’a une récurrente infiltration des douaniers lors des concours réservés aux diplômés. Ce n’est pas tout, il y’a une exclusion systématique des diplômés en douanes lors des concours internes (ces concours internes sont périodiquement tenus contrairement aux concours réservés aux diplômés)  organiser par la Direction Générale des Douanes (DGD). Ces indices démontrent la situation complexe et incompréhensible des diplômés en douane.
Certainement, l’indignation est sélective. La direction générale des douanes explique l’inutilité de recruter de diplômés en douanes par le fort taux d’officiers. Cependant, on offre non seulement des voix internes mais aussi externes de « création d’officiers », en particulier les Inspecteurs centraux (Commandants). 

« Quelle preuve de justice pour ces quelques centaines de diplômés qui n’ont aucune alternative que la douane !!! »
C’est un secret de polichinelle qu’au cœur de la finance nigérienne, le besoin d’intégration de ces jeunes est palpable.  
« Quelle preuve de justice sociale pour ces jeunes qui n’ont pas d’autre alternative !!! ».
En conclusion, le gouvernement est seul responsable du recrutement de ces chômeurs de la section Douane de l'ENA du Niger.

vendredi 5 janvier 2018

L'inévitable déception

Ecrit le 05/01/2018

Les insurrections populaires naissent le plus souvent d’un constat général d’injustice. Un Etat comme le Niger doit sauvegarder toute parcelle de justice afin d’éviter une situation d’insécurité. L’Etat du Niger doit combattre l’injustice pour garantir la paix. Mais que représente l’Etat concrètement ? 

Il peut être défini comme « un gouvernement, une administration centrale d’un pays ». L’Etat est donc une institution chargée de satisfaire les besoins des populations qui le composent. Il n’a pas d’autres fonctions que de servir le peuple. La population n’aura que l’optique d’une révolte quand l’Etat se sert au lieu de servir le peuple.  

Aujourd’hui, tout semble démontrer que l’Etat se sert au détriment du peuple d’où l’insécurité ambiante et la frustration généralisée. Des milliers de jeunes se voient congédier de leur fonction d’agent de l’Etat pour des fautes individualisables (les cadres de santé révoqués). Un exemple qui illustre si bien le disfonctionnement de l’administration centrale. Malheureusement, ces mésaventures sont devenues courantes et expliquent l’Etat d’urgence que nous vivons. Le Niger a toujours su se défendre contre les conflits internes et les attaques extérieurs. L’histoire l’a démontré et continue de démontrer qu’une faille de notre système de cohésion social peut entrainer notre chute. De mémoire seule l’injustice peut conduire à une déstabilisation d’une Nation. Il est donc nécessaire voire capitale que le gouvernement, l’administration centrale court à sa propre perte si le climat d’injustice demeure constant, si les hommes et les femmes n’ont pas été mis dans leur droit.

Et Si l’on faisait quelques pas en arrière pour voir ce qui se passait. Après des formations professionnelles, en fonction des résultats académiques, les jeunes sont orientés vers des postes qui sont déjà créés dans le privé tout comme dans le public. D’après les gouvernements qui se sont succéder au Niger, la FMI a interdit cette pratique de recrutement. Elle a rendu obligatoire le système de concours et des normes pour les entreprises privées. Quelles conclusions en tirées ? 

Au lieu de créer des postes avec des normes axés sur les résultats pour résoudre le problème de chômage au Niger et pour tenir compte de l’évolution technologique et des pratiques administratives, l’Etat crée des frustrations, des déceptions. Aucune gestion prévisionnelle des emplois et des compétences n’est mis en avant. Les politiques d’insertion des jeunes sont confiées à des structures externes, souvent internationales, qui n’ont et ne peuvent pas avoir qu’une vision partielle de la réalité du chômage. D’où la nécessité d’exécuter les politiques d’insertion des jeunes proposées par les institutions nationales en contact direct avec les chercheurs d’emplois. Ce qui sera compliqué car les Etats ont quasiment laissé leur souveraineté, leur pouvoir de décision aux institutions internationales. Finalement, à quand le sauvetage des jeunes du chômage ?