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lundi 10 octobre 2022

ENA/Douane, une complicité nécessaire !!!



L'évolution du système d'échange international fait naître auprès de nos Etats africains des obligations incontournables. Parmis ces obligations, on peut citer la disponibilité des informations douanières pour les opérateurs économiques, la mutabilité de l'administration publique (douanière), la mutualisation des efforts pour la facilitation et la sécurisation de la chaîne logistique internationale et surtout des agents consciencieux. D'autres mesures opérationnelles, non moins importantes, doivent suivre, appuyer les décisions politiques en vue de mettre l'administration douanière dans la capacité à répondre efficacement aux sollicitations des agents économiques pour l'exécution des opérations douanières. 

La tâche est gargantuesque mais réalisable. En effet, les compétences et les connaissances acquises au cours des années de formation à l'école nationale d'administration (ENA) et les expériences accumulées seront d'un apport capital pour la modernisation effective de l'administration douanière. Ces compétences, ces diplômés et futures diplômés (élèves) répondront, à n'en point douter, à ces exigences, sans cèsse, évolutives de l'environnement commercial international par la mise à la disposition et par l'exploitation d'outils modernes. 

Cette nécessité se fait ressentir grandement quand on sait que la durée moyenne de l'accomplisem des formalités douanières est de 53,79h au cours de l'année 2020. De l’arrivée de la marchandise au dépôt de la déclaration, un temps de 31,63 h a été identifier. Or, ce delais pourrait être réduit de quelques minutes voir moins si des agents étaient disponibles pour le traitement des déclarations anticipées ou pour le suivi des arrivées.

De l’enregistrement de la déclaration à la liquidation des droits et taxes, il aurait fallut: 2,29 h. Aussi, du paiement à la banque à la sortie effective de la marchandise, il sera question de 10,79 h. La douane n'a t'elle pas réellement besoin de ces futurs diplômés ?

Il faut reconnaître que la connaissance préalable de la législation et de la réglementation douanière est nécessaire pour l'exercice quotidien des tâches administratives. L'importance de même que les spécificités et les contraintes temporelles alloués à certaines procédures nécessitent des administrateurs conscients de toutes ces conditions, à peine de nullité, des actes de l'administration douanière. Il s'agit là d'arguments largement suffisants en faveur de l'intégration des jeunes diplômés pour répondre à ses demandes. Ils sont en contact permanent avec les réalités évolutives des systèmes de communication et pourront ainsi non seulement satisfaire les exigences réglementaires dans l'exécution des tâches administratives mais aussi ils sauront satisfaire, par des réponses modernes, aux sollicitations des opérateurs économiques. Aussi, l'évolution et la complexité des échanges, la diversité des acteurs du commerce international intervenants en matière douanière sont au tant d'arguments en faveur de l'implication des jeunes diplômés et futurs dans la gestion efficiente et efficace de l'administration douanière. 

Il serai donc judicieux de permettre, à ces jeunes diplômés et surtout aux futurs diplômés de l'ENA, de mettre à profit les compétences, connaissances et expériences au service de l'administration pour un meilleur rendement de celle ci tout en garantissant une certaine visibilité et une certaine transparence. 

A titre d'exemple, ils pourront assurer le suivi des dossier, le repporting des actions des unités douanières et des bureaux, l'édition de statistiques fiables, la communication avec les opérations économiques internationaux, l'édition et la mise à jours de bases de données (croisé avec les informations de SYDONIA word) le développement de nouveaux systèmes de gestion administrative sur la base d'outils de performances et surtout garantiront une transparence irréprochable des activités douanière au ministère des finances.

On a coutume de dire "qu'il n'y a pas de fumé sans feu". Alors peut on exigé d'une administration des réponses qui nécessitent des qualifications précises ? Ces qualifications sont disponibles et il est d'ailleurs injustice de soumettre ses diplômés (futurs diplômés) à la tristes réalité des concours entachés d'irrégularités dans une indignation sélective alors qu'ils pourraient tous servir en tant qu'administrateurs (des cadres). Ils pourraient ainsi servir dans l'attente de leur intégration effective.

En 2018, un concours d'intégration à la douane fut lancé et le nombre de place disponible permettait le recrutement de tout les diplômés en douane sans concours. Ce type d'incohérence pourrait être évité. l'espoir est possible. Une douane moderne capable de répondre aux réalités actuelles  est possible !!!

A lire aussi : 

👉🏽 Code des procédures douanières

👉🏽 "Groupe KADER", qui sommes nous?

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mardi 22 septembre 2020

Plus de deux années (voire six) n'ont pas suffit pour un concours d’intégration à la douane au Niger.

  Il était une fois, un concours d’intégration à la douane qui dura plus de deux ans




Participez au sondage sur le recrutement à la douanes en cliquant sur le lien suivant :
Ecrit :le 22/09/2020
En septembre 2018, un concours de recrutement de spécialistes au profit de la douane fut lancé par le ministère des finances. Au vue des grandes lignes de l’arrêté, on supposerait qu’une chance fut donnée aux diplômés en douane au chômage d’intégrer le corps du cadre des douanes. Les résultats sont sans appel. Après contrôle de la haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées, près de 48 candidats sur 150 admis ont effectué le concours sans les diplômés requis. Faut –il le rappeler que les diplômés en douane étaient quasiment absents au peloton des admis à ce concours d’exception.
Il s’en est ensuite suivi des procédures judiciaires. le SNAD (Syndicat National des Agents des Douanes) sollicita l’annulation du concours auprès du conseil d’Etat et les admis qui remplissaient les conditions invoquèrent leur droit de travail, leur droit d’intégrer la douane. Les arrêtés de recrutement de 2018 sont loin de satisfaire la demande d’emploi dans ce secteur qui est la douane. Beaucoup de candidats ne peuvent plus postulés à titre de diplômés en douane à un test de recrutement à la douane en raison des longues durées qui séparées les différents concours. Encore faut-il, que les concours tiennent lieu malgré le fort taux de chômage qu’enregistrent les spécialistes en douane de l’Ecole Nationale d’Administration. Par exemple, sur 15 élèves de la promotion 2009 pour la filière douane de niveau supérieur et plus de dix (10) ans après leur admission à l'ENA, seulement deux élèves ont accédé à la fonction de douanier.
Rappelons aussi que depuis 2016, aucune possibilité de recrutement spécifique à la matière douanière n’a été offert aux diplômés en douane de l’école nationale de formation en douane du Niger. Cinq ans de pure désolation pour ces spécialistes qui ont suivi et qui ont validé au même titre que les professionnels en service leur statut, leur diplômé d’inspecteur centrale des douanes.
En 2018, l’administration des douanes devait enrichir son effectif de spécialistes de domaine différents. Des juristes, des informaticiens et des logisticiens allaient renforcer les capacités de la douane Nigérienne. Les faits ont démontré une réalité toute autre. Non seulement des candidats ont été retenus sans les diplômes requis mais aussi aucune perspective de recrutement n’est en vue pour les diplômés en douane.
Au final, en juillet 2020, le ministère des finances trancha en relançant l’essentiel des concours de 2018 malgré les irrégularités constatées. Onze colonel et 75 inspecteurs centraux toutes options confondues et 30 contrôleurs devraient être retenus suite aux épreuves devant avoir lieu le 29 et 30 Août 2020. Surprise, jusqu’à la date du 22 septembre 2020, personne n’a d’information sur la tenue éventuelle du test écrit qui donnera la liste des heureux élus. L’administration des douanes a, en effet, l’autonomie exclusive de l’organisation et de la tenue des concours. Elle a donc le pouvoir de décision discrétionnaire unilatérale. Est-ce pouvoir qui donne aux administrateurs de la douane la faculté de permettre aux candidats avec des dossiers incomplets de concourir et de voir leurs noms en haut de la liste ?
Un concours lancé en septembre 2018 attend toujours sa réalisation effective en ce jour 22 septembre 2020. Si un seul concours prenait deux ans ou plus et que seul une poigné de candidats sont recrutés (nonobstant les irrégularités), combien verront leurs diplômes expirés à cause de la limitation d’âge.
Le Niger fait face à des situations d’insécurités et à des mouvements armés. il serait dommage de voir le rang de ces groupes armés s’enrichir, se renforcer de cerveaux hautement qualifiés compte tenue du désarroi et des sentiments d’injustices et d’impartialités qu’inspirent ces genres de pratiques, ces genres de concours qui s’échelonnent sur plusieurs années et entachés d’irrégularités, de fraudes, d’impunités.
A lire aussi : 👉diplômé d'une école d'Etat, dans un domaine d'Etat et prédestiné au chômage
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