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lundi 8 juillet 2024

Le Canard en furie : déclaration des diplomés en douane

Import/Export: à la découverte d'un service inédit au Niger


Niamey, le 04 juillet 2024 - Nous, diplômés en douane du Niger, sommes réunis en ce jour pour dénoncer avec vigueur l'exclusion injuste et persistante dont nous faisons l'objet depuis des nombreuses années dans l'accès aux corps de la douane.

Malgré nos qualifications et notre dévouement, nous nous retrouvons injustement marginalisés et privés de la possibilité de servir notre pays au sein de l'Administration douanière à travers un système opaque et discriminatoire dans les concours d'intégration à la douane.

A lire : 👉🏾Import/Export: A la découverte d'un service inédit au Niger

En outre, l'Administration douanière est confrontée à une pénurie de main-d'œuvre croissante caractérisé par une reduction du nombre du personnel et des postes occupés par des civils non qualifiés. En réalités les projections indiquent qu'en 2028 plus de 37% des douaniers seront en retraite sur la base des données de 2018, ce qui reduira l'effectif à moins de 680 agents pour 144 services dans un rayon douanier de 1,267million km2 que la douane est chargée d’assurer la surveillance et la protection des biens et personnes.

 le blocage des concours de recrutement depuis 2018 fragilise gravement la sécurité et l'efficacité des services douaniers dans l’accomplissement de leurs missions attribuées au détriment de l'économie nationale.

Face à ces pratiques discriminatoires observées lors des concours de rercutement et qui en enfreignent le statut autonome de la douane qui définit les modalités et conditions de recrutement;

Faces à ces violations aggravantes portant atteinte à l'équité, à la légalité et à la transparence du processus d’un concours de recrutemnt, nous, diplomés en douane du Niger, demandons une action urgente et concrète des autorités compétentes pour trancher et pour mettre fin à des telles pratiques au sein de l’Administration Douaniere, de proceder à:

Une integration sans concours de tous les diplomés don’t l’effectif tourne à 200 dipolmés environs.

la mise en place d'un système de recrutement transparent, équitable et basé sur le mérite, garantissant l'égalité des chances pour tous les diplômés.

l'ouverture d'une enquête indépendante sur les irrégularités constatées lors des concours et l'application de sanctions exemplaires aux auteurs de ces actes.

l'instauration d'un dialogue constructif et inclusif entre les autorités compétentes et les représentants des diplômés en douane pour trouver des solutions durables à cette situation.

Nous nous adressons particulièrement à Son Excellence Monsieur le President de la Republique du Niger, Chefs de l’Etat, President du CNSP, le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TAINI, et, à Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Ministre des Finances M. Lamine Zeine Ali Mahaman, connu pour son intégrité et son sens de la justice, afin qu'il s'implique personnellement dans la résolution de ce dossier.

Nous avons foi en votre droiture et votre engagement à faire prévaloir le mérite et l'équité dans la gestion des affaires publiques. C'est pourquoi nous vous demandons instamment d'intervenir pour mettre fin à ces pratiques discriminatoires et garantir l'intégration juste et transparente des diplômés en douane.

Nous exhortons aussi les autorités compétentes en particulier le gouvernement du Niger, le Directeur Général des Douanes et les Institutions Judiciaires, à prendre des mesures immédiates et conséquentes pour mettre fin à cette injustice et intégrer sans délai tous les diplômés en douane du Niger.

L'intégration des diplômés en douane contribuera à une Administration douanière plus performante et plus efficace, au service du développement économique et de la sécurité du Niger. Nous appelons à un sursaut de justice et d'équité pour que les diplômés en douane puissent enfin servir leur pays avec honneur et dignité.

En ces circontenances douleureuses que traverse notre pays le Niger suite aux attaques perpetuées par des bandits armés, nous présentons nos condoléances aux familles de nos vallants soldats tombés sur le champs d’honneur et aux FDS.

Pour la réfondation de la République !

A lire aussi: 👉Énarque, parcours d'un diplômé

👉Apologie de la modernisation de la douane

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samedi 20 avril 2024

Défier l’ordre de sortie du Niger rend les troupes américaines vulnérables, selon un lanceur d’alerte

 

Défier l’ordre de sortie du Niger rend les troupes américaines vulnérables, selon un lanceur d’alerte

Découvrez (en cliquant sur le lien) : L'apologie de la modernisation de la douane

Les Américains déployés sont dans l'incertitude, incapables de faire leur travail ou de rentrer chez eux alors que le Département d'État cherche à étendre sa présence militaire, selon une plainte


Des manifestants à Niamey, la capitale du Niger, appellent au retrait des forces américaines lors d'une manifestation le 13 avril. (Issifou Djibo/EPA-EFE/Shutterstock)

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A la Une 👉 Le "faux douanier"

Un haut responsable de l'armée de l'air américaine déployé au Niger tire la sonnette d'alarme sur la réticence de l'administration Biden à tenir compte d'un avis d'expulsion de la junte militaire qui a renversé l'année dernière le gouvernement démocratiquement élu de ce pays d'Afrique de l'Ouest.

L'aviateur, dans une plainte privée déposée auprès du Congrès et obtenue par le Washington Post, a accusé de hauts responsables de l'ambassade américaine à Niamey, la capitale du Niger, d'avoir « intentionnellement supprimé les renseignements » alors qu'ils cherchaient à maintenir « la façade d'un grand pays à relation avec le pays. Les actions de l'ambassade, a écrit le lanceur d'alerte, ont des « implications potentielles » sur les relations des États-Unis avec d'autres pays africains « et sur la sécurité de notre personnel dans la région ».

Le Département d’État et le Département de la Défense ont rejeté les allégations de négligence, affirmant que les États-Unis faisaient un dernier effort pour maintenir une présence militaire américaine au Niger après le coup d’État, tout en reconnaissant que les pourparlers sont difficiles et pourraient ne pas aboutir à un accord.

La plainte du lanceur d'alerte a été transmise au Capitole avant que les responsables américains ne rencontrent mercredi le Premier ministre du Niger. Des discussions de suivi avec d'autres hauts responsables nigériens étaient prévues la semaine prochaine – des discussions qui pourraient sceller le sort des relations de Washington avec ce qui avait été son principal partenaire en matière de sécurité dans une région en proie à la violence de groupes liés à l'État islamique et à Al-Qaïda.

"Il y a ici un chemin très étroit pour trouver un compromis qui réponde à leurs intérêts et préoccupations et à nos intérêts et préoccupations", a déclaré un haut responsable du Département d'État, qui, comme d'autres, s'est exprimé sous couvert d'anonymat pour discuter des efforts diplomatiques de l'administration Biden. "Ça ne marchera peut-être pas, mais la grosse dame n'a pas encore chanté."

Les allégations du lanceur d'alerte mettent en lumière les difficultés des États-Unis à opérer dans une région d'Afrique de plus en plus instable. En 2017, quatre soldats américains ont été tués après avoir été pris dans une embuscade lors d’une mission au Niger, que les enquêteurs militaires ont imputé à un manque de formation, de planification et à d’autres échecs institutionnels.

Pendant des années, le Pentagone a déployé un mélange de personnel principalement de l’armée de l’air et de l’armée au Niger pour soutenir une mission scrutant les groupes militants dans la région. Jusqu’au coup d’État, l’accord prévoyait l’utilisation de drones dans le cadre d’opérations antiterroristes à partir d’une base construite par les États-Unis et des troupes américaines et nigériennes participant à certaines patrouilles.


Le mois dernier, la junte militaire du Niger a déclaré que la présence militaire américaine y était « illégale » et a déclaré qu’elle mettait fin à tous les accords, avec effet immédiat. Cette annonce fait suite à des réunions tendues avec des hauts responsables du département d’État et du Pentagone, que les dirigeants nigériens ont accusés d’avoir tenté de dicter que la nation ouest-africaine ne devrait avoir aucune relation particulière avec l’Iran, la Russie ou d’autres adversaires américains.


Dans sa plainte, adressée au représentant Dusty Johnson (R-S.D.) et à d’autres législateurs, le dénonciateur vise l’ambassadrice Kathleen FitzGibbon et le colonel de l’Armée de l’Air Nora J. Nelson-Richter, l’attachée de défense en poste là-bas, accusant les deux de mettre en danger la sécurité de 1,100 militaires américains qui sont « pris en otage » au Niger alors qu’une résolution diplomatique reste difficile à résoudre.


Des fonctionnaires de l’ambassade des États-Unis ont renvoyé des questions au département d’État à Washington, qui a nié les allégations du dénonciateur. Un porte-parole du bureau de Johnson a refusé de commenter, disant qu’ils ne discutent pas de correspondance éventuelle avec les électeurs.


La plainte révèle de nouveaux détails sur le statut des forces américaines au Niger et les restrictions sur leur capacité à échanger du personnel. Après le coup d’État, a écrit le lanceur d’alerte, les membres des forces armées se sont fait dire de rester « assis et en attente » sur leurs bases, les empêchant de mener à bien leur mission antiterroriste ou de re

tourner.

Ils n’ont pas fait preuve de transparence envers les militaires américains déployés dans ce pays », a écrit l’aviateur à propos des hauts fonctionnaires de l’ambassade, ajoutant que bien qu’ils « aient prétendu que « les choses fonctionnaient ». les autorisations requises pour piloter des avions militaires américains dans l’espace aérien nigérien n’ont pas été délibérément approuvées par le gouvernement militaire du pays comme monnaie d’échange politique pour inciter le gouvernement américain à négocier leur retrait.


Contacté par téléphone, le lanceur d’alerte a refusé de commenter, invoquant une crainte de représailles professionnelles et des préoccupations de sécurité. La poste a vérifié le nom, le grade et l’affectation de la personne, mais n’identifie généralement pas les dénonciateurs qui font des communications protégées au Congrès.


De hauts responsables américains ont dit qu’ils sympathisaient avec les préoccupations du personnel qui n’était pas en mesure de s’acquitter de ses fonctions depuis le coup d’État de l’été dernier, mais ils ont rejeté l’affirmation du dénonciateur selon laquelle les dirigeants des ambassades avaient supprimé les renseignements ou mis en danger les troupes américaines. “


Personne ne supprime aucune information : nous voyons le bon, le mauvais et le laid. « Cela alimente le processus de délibération », a déclaré le haut fonctionnaire du département d’État. « Pour cette personne, cela pourrait être lent. »

Gen. Michael Langley, qui supervise les activités militaires des États-Unis en Afrique, a confirmé dans une déclaration au Post que certaines autorisations diplomatiques pour les vols militaires ont récemment été refusées, prolongeant dans certains cas le déploiement de troupes américaines. Les hauts dirigeants de son quartier général travaillent en étroite collaboration avec le département d’État et d’autres organisations pour s’assurer que les forces américaines déployées au Niger ont ce dont elles ont besoin.


Alors que le département de la Défense a « interrompu » de nombreuses activités au Niger après le coup d’État de juillet, Langley a déclaré : « Nous apprécions grandement les forces américaines déployées dans la région, qui continuent de permettre au [département de la Défense] de surveiller les menaces potentielles dans tout le Sahel afin de protéger le personnel, les biens et les intérêts des États-Unis, y compris le bien-être de nos partenaires. »


Un responsable de la défense des États-Unis a déclaré que certaines unités ont effectué des rotations à l’intérieur et à l’extérieur du Niger depuis le coup d’État, tandis que d’autres déploiements ont été étendus.


« Mais cela n’est pas rare », a déclaré le responsable de la défense, « en particulier dans des endroits éloignés. »


Interrogé mardi lors d’une audition de la commission des services armés de la Chambre des représentants sur l’arrêt des vols vers le Niger, le chef d’état-major de l’armée Gen. Randy A. George a dit qu’il savait que c’était un problème.


Le représentant Matt Gaetz (R-Fla.), qui a dit à l’audience qu’il avait parlé à une demi-douzaine de militaires américains en service au Niger, a reproché à George et à son homologue civil, la secrétaire d’État à l’Armée, Christine Wormuth, de ne pas prendre la situation plus au sérieux. “


Nous avons des soldats de l’armée au Niger qui ne reçoivent pas leurs rotations de troupes, qui ne reçoivent pas leurs médicaments, qui ne reçoivent pas leurs fournitures, qui ne reçoivent pas leur courrier et les deux hauts gradés de l’armée des États-Unis sont assis devant moi et c’est comme s’ils n’entendaient pas le mal, ne pas voir le mal, ne pas dire le mal », dit Gaetz.


Gaetz a accusé les responsables du gouvernement de retarder le départ inévitable des forces américaines du Niger pour éviter à l’administration Biden l’embarras d’avoir à fermer des installations qui ont coûté aux États-Unis des centaines de millions de dollars à construire récemment — une accusation niée par les responsables.


Des représentants des États-Unis ont dit qu’ils examinent la possibilité de confier une mission semblable à un autre pays d’Afrique de l’Ouest, mais aucun détail n’a été divulgué.


Le lanceur d’alerte est déployé à la base aérienne 101 de Niamey. Pendant des mois après le coup d’État, de hauts responsables du Pentagone ont déclaré que les troupes américaines se consolidaient de la base de Niamey à une autre installation, la base aérienne 201, à l’extérieur de la ville nigérienne d’Agadez. Les troupes américaines sont toujours dans les deux endroits, avec la majorité à 201, ont déclaré les responsables de la défense.

L’installation à l’extérieur d’Agadez a été conçue en 2013 et achevée en 2019, selon un rapport de l’inspecteur général du ministère de la Défense publié en 2020 qui citait le projet pour mauvaise gestion et dépassement de coûts. La construction de la base a coûté au moins 100 millions de dollars, indique le rapport, soulignant l'investissement à long terme réalisé par le Pentagone au Niger.

Le sort de la présence militaire américaine est incertain depuis que les militaires nigériens ont renversé le président du pays , Mohamed Bazoum, l'été dernier.

Les États-Unis ont suspendu leur coopération en matière de sécurité avec le Niger, limitant leurs activités – y compris les vols de drones non armés – à la protection du personnel américain. La région du Sahel, qui comprend le Mali et le Burkina Faso voisins, est devenue ces dernières années un point chaud mondial de l’extrémisme islamique, et le Niger a vu ces attaques se multiplier de façon spectaculaire après le coup d’État.

Les efforts déployés par de hauts responsables américains pour convaincre le Niger de revenir sur la voie démocratique afin que l’aide américaine puisse reprendre n’ont guère progressé. Bazoum reste détenu et aucun calendrier n'a été fixé pour les élections, malgré les demandes répétées des responsables américains.

Puis le mois dernier, une délégation américaine s'est rendue à Niamey. Parmi eux, Langley, Molly Phee, la plus haute responsable du département d'État chargée des affaires africaines, et Celeste Wallander, la secrétaire adjointe à la défense du Pentagone pour les affaires de sécurité internationale.

Dans une déclaration lue en direct à la télévision mi-mars, le porte-parole de la junte, Amadou Abdramane, a accusé la délégation américaine de condescendance et a souligné le droit du Niger à choisir ses propres partenaires. Depuis lors, la junte n’a pas publiquement changé sa position.

La semaine dernière, au moins 100 instructeurs militaires russes sont arrivés à Niamey, marquant une escalade des relations de sécurité entre le Niger et Moscou qui, selon les analystes, pourrait rendre difficile, voire impossible, la poursuite par les États-Unis de leur propre coopération en matière de sécurité. Selon des informations diffusées par la télévision d'État nigérienne, les instructeurs russes fourniraient une formation et des équipements, notamment un système de défense aérienne, au Niger.

Parmi les Nigériens, il y a eu un sentiment croissant de ressentiment envers la présence américaine depuis l’annonce de la junte le mois dernier, un problème que Langley, lors d’une audition de la commission sénatoriale des forces armées le mois dernier, a attribué en partie à la désinformation russe.

Le week-end dernier, des centaines de manifestants se sont rassemblés à Niamey dans le cadre d’une manifestation largement pacifique, scandant et brandissant des pancartes appelant les troupes américaines à partir.

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mardi 19 mars 2024

La Garde nationale russe offre des soldats de plomb à Emmanuel Macron

 La Garde nationale russe offre des soldats de plomb à Emmanuel Macron 



crédit photo : Service de presse de la Garde russe

La Garde russe a indiqué avoir remis à Emmanuel Macron, par l'intermédiaire de l'ambassade française à Moscou, une petite voiture et un ensemble de soldats de plomb symbolisant la Garde russe. 

« Nous espérons qu'après avoir joué avec des soldats et des véhicules militaires, vous en finirez enfin avec votre complexe Napoléon», ironise la lettre d'accompagnement. «Le sort de sa prétendue grande armée est connu non seulement des Français, mais aussi de la communauté mondiale tout entière. Nous aimerions pouvoir penser que la génération moderne de soldats et d’officiers français n’aura pas à réapprendre une leçon aussi amère par votre volonté.», poursuit-elle.

Découvrez l'unique blog spécialisé en matière douanière en Afrique de l'ouest en cliquant sur le lien 👉 abdoulkadernews.blogspot.com👈

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👉 diplômés d'une école d'État, dans un domaine d'État, prédestiné au chômage👈

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vendredi 9 février 2024

Les administrations des douanes de l'AES s'unissent !

 


Les Administrations des Douanes de l’AES : pionnières dans la concrétisation de la vision de l’intégration de nos Peuples !

Poursuite de la série de missions de la Douane nigérienne dans les pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel. Arrivée à Ouagadougou le dimanche 4 février 2024, la mission conduite par le Directeur Général Adjoint, Colonel Moustapha BALLA a été reçue en audience par le Ministre burkinabé de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Docteur Aboubacar NACANABO. Ce dernier a manifesté tout son soutien aux objectifs de la mission et a conseillé aux Douanes d’engager des réflexions pour une meilleure intégration des administrations douanières dans le maillage de l’AES. Il a également réaffirmé tout son soutien à la création d’un cadre formel de rencontres entre les douanes de l’AES surtout avec la sortie de la CEDEAO. 

Dans la même journée, c’est-à-dire, le lundi 5 février 2024, la délégation a également été reçue par le Directeur Général des Douanes du Burkina Faso, Colonel Adama ILBOUDO. Celui-ci a également abondé dans le sens que le Ministre. 

La délégation nigérienne a ensuite entamé ses travaux avec la partie burkinabé sur divers thématiques que les Experts des deux (2) Délégations vont passer au peigne fin.

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mardi 24 octobre 2023

Le service national des Douanes ukrainiennes a constaté la disparition d’un tiers de l’aide humanitaire destinée aux 200 unités militaires, après dédouanement

 Le service national des Douanes ukrainiennes a constaté la disparition d’un tiers de l’aide humanitaire destinée aux 200 unités militaires, après dédouanement.

A lire : 👉🏽 Analyse sur le phénomène de détournement des marchandises humanitaires

Les Douaniers ont procédé sur les 9 derniers mois de 2023 au contrôle de 9 000 envois d’aide humanitaire destinés aux militaires. Ces derniers ont confirmé ne pas avoir reçu les 3000 derniers envois.

La Douane ukrainienne a rédigé 387 rapports sur de forts soupçons d’activités criminelles détournant ces aides humanitaires à des fins lucratives.

Kiev a annoncé de son côté la mise en œuvre à compter du 1er décembre 2023, d’une déclaration électronique et la publication publique de la distribution de ces aides humanitaires.

A lire aussi : 👉🏽Modernisation de la douane, Niger

👉🏽Articles sur la modernisation de la douane et analyses d'actualités



samedi 21 octobre 2023

Suppression des droits de douane entre l'Union Européenne et la côte d'ivoire


 A partir du 1er janvier 2024, les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et l‘Union européenne se feront en exemption des droits de douane pour 1 115 lignes de produits repris au Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEDEAO


L’accord de libre échange conclu en 2008 prévoit un calendrier de suppression des droits de douane en cinq phases de 2019 à 2029.
Pour les exportations ivoiriennes il s’agit essentiellement du cacao, des bananes et les conserves de thon.
Pour la représentante au sein de la Commission européenne, Madame Dora Correia, les entreprises ivoiriennes pourront avoir accès à des machines et des produits intermédiaires en provenance de l’Union européenne à de meilleurs prix.
Cet accord permettra aux producteurs ivoiriens d’être plus compétitifs dans la région CEDEAO.






mercredi 6 septembre 2023

Customs Modernization and the SYDONIA IT System

Customs Modernization and the SYDONIA IT System

In this article, the author addresses the subject of customs modernization in Niger, particularly concerning the Customs IT System (SYDONIA). He begins with an anecdote in which a pharmacist shares his dissatisfaction with the necessity of going through a customs broker/freight forwarder to complete customs formalities. The pharmacist believes this obligation is a form of corruption, as it forces him to pay for a service he could perform himself.

Our specialist continues by explaining the potential of SYDONIA, which should allow Customs to process goods more effectively and efficiently, thereby helping to reduce costs and delays for businesses and consumers. SYDONIA offers a wide range of functionalities that enable more efficient processing of goods, including data exchange on goods, identification and tracking of goods, verification of customs data, and customs decision-making.

The article highlights, however, that this potential is not fully exploited. The text explains that, currently, SYDONIA is primarily used for the calculation of duties and taxes and the establishment of customs declarations by authorized customs brokers. The system is therefore mainly geared toward revenue collection, to the detriment of security.

A specialist in customs as well as logistics, Mr. Abdoul-Kader concludes by emphasizing the need for sound and solid management for SYDONIA to be effective. He suggests that customs performance should not depend on the national police, but rather on Customs' capacity to use SYDONIA to detect fraud.

Response to the Anecdote's Question

It is probable that if the options available in SYDONIA are not utilized, they will not be with another system like the Single Window either. Indeed, the problem does not lie in the system itself, but rather in the lack of political will to implement it effectively.

The pharmacist's anecdote clearly illustrates this point. The pharmacist is aware of SYDONIA's potential, but is confronted with a reality where he is forced to go through a customs broker to complete formalities. This reality is due to a lack of willingness to simplify procedures and make SYDONIA more accessible to economic operators.

It is therefore unlikely that the implementation of a Single Window, without a profound change in customs culture, will solve the current problems.

Recommendations

To fully utilize SYDONIA's potential, the author formulates several recommendations, notably:

  • Training future ENA Customs graduates on the SYDONIA World software.
  •  Implementing quality recruitment within Customs, prioritizing technical skills and ethical values.
  • Investing in the modernization of customs infrastructure.
  • Strengthening cooperation between the various actors in international trade, particularly customs, economic operators, and public authorities.

These recommendations are essential for Niger's Customs to become an effective instrument for trade facilitation and national security.

Une nouvelle importante en matière douanière au Niger

 

Dans cet article, l'auteur aborde le sujet de la modernisation de la douane du Niger, en particulier du système informatique douanier (SYDONIA). Il commence par une anecdote dans laquelle un pharmacien lui fait part de son mécontentement quant à la nécessité de passer par un transitaire pour effectuer les formalités douanières. Le pharmacien estime que cette obligation est une forme de corruption, car elle lui fait payer pour un service qu'il pourrait effectuer lui-même.

À lire : 👉🏾Import/Export: A la découverte d'un service inédit en douane au Niger 👈🏾

Notre spécialiste poursuit en expliquant les potentialités de SYDONIA, qui devrait permettre à la douane de traiter les marchandises de manière plus efficace et efficiente, ce qui contribuerait à réduire les coûts et les délais pour les entreprises et les consommateurs. SYDONIA offre un large éventail de fonctionnalités qui permettent de traiter les marchandises plus efficacement, notamment l'échange de données sur les marchandises, l'identification et le suivi des marchandises, la vérification des données douanières et la prise de décisions douanières.

L'article souligne toutefois que ces potentialités ne sont pas pleinement exploitées. Les lignes expliquent que, pour l'heure, SYDONIA est essentiellement utilisé pour la liquidation des droits et taxes et l'établissement des déclarations en douane par les commissionnaires en douane agréés. Le système est donc principalement orienté pour la perception des recettes, au détriment de la sécurité.

L'auteur observe que des initiatives sont prises pour exploiter SYDONIA à son plein potentiel, mais qu'elles restent rares. 

Spécialiste en douane mais aussi en logistique, Mr Abdoul-Kader conclut en soulignant la nécessité d'une gestion saine et solide pour que SYDONIA soit efficace. Il suggère que la performance de la douane ne dépende pas de la police nationale, mais plutôt de la capacité de la douane à utiliser SYDONIA pour détecter les fraudes.

Réponse à la question de l'anecdote

Il est probable que si les options disponibles dans SYDONIA ne sont pas exploitées, elles ne le seront pas non plus avec un autre système comme le guichet unique. En effet, le problème ne réside pas dans le système lui-même, mais plutôt dans l'absence de volonté politique de le mettre en œuvre de manière effective.

L'anecdote du pharmacien illustre bien ce point. Le pharmacien est conscient des potentialités de SYDONIA, mais il est confronté à une réalité dans laquelle il est obligé de passer par un transitaire pour effectuer les formalités douanières. Cette réalité est due à un manque de volonté de simplifier les procédures et de rendre SYDONIA plus accessible aux opérateurs économiques.

Il est donc peu probable que la mise en place d'un guichet unique, sans changement profond de la culture douanière, permette de résoudre les problèmes actuels.

Recommandations

Pour exploiter pleinement les potentialités de SYDONIA, l'auteur formule plusieurs recommandations, notamment :

* Former les futurs diplômés en douane de l'ENA sur le logiciel Sydonia Word.
* Mettre en place un recrutement de qualité au sein de la douane, en privilégiant les compétences techniques et les valeurs d'éthique.
* Investir dans la modernisation des infrastructures douanières.
* Renforcer la coopération entre les différents acteurs du commerce international, notamment les douanes, les opérateurs économiques et les autorités publiques.

Ces recommandations sont essentielles pour que la douane du Niger puisse devenir un instrument efficace de facilitation du commerce international et de sécurité nationale.

Retrouvez l'article en clinquant sur le lien :👉🏽 modernisation de la douane (5ième partie) : système informatique douanier

lundi 10 juillet 2023

La plateforme du commerce extérieur du Niger

 À lire aussi : 👉🏾Import/Export: A la découverte d'un service inédit en douane au Niger👈🏾

Il est important de souligner les efforts monumentaux entrepris au Niger dans le cadre de la facilitation des échanges internationaux. A présent, il est évident que la facilitation et la régularisation des opérations internationales ne sont plus deux objectifs qui s’excluent mutuellement.

Des plateformes nationales assurent l’exécution effective des contrôles, des accréditations, d’autorisations. Les services publics évoluent et garantissent le traitement en ligne des demandes.

La palme de modernisation est à l’honneur, sans nul doute, du ministère des finances. Autres le traitement en ligne des déclaration d’impôts et certification des factures en ligne, la nouvelle plateforme du guichet unique offre des services en ligne pour le traitement des dossiers auprès des institutions bancaires, douanières et des ministères concernés en ligne.

La plateforme du Commerce Extérieur du Niger est une plateforme d’échanges de documents et de données normalisées entre les acteurs du commerce extérieur, afin d’accomplir toutes les formalités nécessaires à l’importation, à l’exportation et au transit des marchandises.

Il est le principal point d’entrée pour l’accomplissement des formalités liées aux mouvements transfrontaliers des marchandises. 

Supervision des opérations commerciales internationales 

Ainsi, les opérateurs économiques peuvent soumettre une demande et d’obtenir en ligne les documents nécessaires pour les opérations commerciales envisagées. Il suffit d’émettre l’intention d’importer/exporter une marchandise par l’importateur/exportateur ou toute autre personne désignée par ses soins et qui agit exclusivement en son nom.

Il en est ainsi pour la licence d’importation/exportation et la fiche statistique. En fonction des marchandises décrites dans la demande et des valeurs financières, le système détermine automatiquement les formalités requises pour l’importation/exportation des marchandises.

La demande ou le dossier :

• Est soumis à l’approbation de la banque pour la domiciliation bancaire si cela est nécessaire.

• le système génère automatiquement si requises les demandes de certificats, de permis, de licences et autres autorisations d’importation ou d’exportation pour approbation par les ministères concernés.

• Est soumis à l’approbation du Ministère du Commerce ou de la Chambre de commerce selon la nature de la marchandise en vue de la délivrance de la licence ou de la fiche statistique.

Les dossiers de valeur facture inférieure à deux (2) millions de francs CFA dont les produits ne requièrent ni fiche ni licence sont automatiquement validés par le système, néanmoins ils seront tracés au travers de la plateforme à des fins de statistiques.

La plateforme du Commerce Extérieur du Niger intègre plusieurs fonctionnalités dont une solution de paiement électronique.

La mise en œuvre de la plateforme du Commerce Extérieur du Niger vise :

•La facilitation du commerce extérieur grâce à une accélération et une simplification des procédures,

•La sécurisation des recettes de l’Etat,

•L’amélioration du positionnement du Niger au niveau de l’indicateur "Commerce Transfrontalier" du Doing Business

Le Niger a franchi un pas importation et continue de réaliser des innovations pour la facilitation des échanges internationaux. Il est donc évident que l’environnement commercial est sure et il répond aux impératifs du commerce international. 

A lire aussi : Spécialiste pour la supervision des opérations d'import/export/transit

Articles sur la modernisation de la douane

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