Membres et lien d'abonnement (suivre)

Affichage des articles dont le libellé est Groupe kader. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Groupe kader. Afficher tous les articles

samedi 16 août 2025

Un service inédit pour l'import/export

Arrêté n°0130/MF/F/CCRI/DGD du 31 mars 2011 portant réglementation du régime des entrepôts de stockage 

Un service inédit pour l'import/export : le régime de l'entrepôt en douane au Niger

Dans l'univers complexe du commerce international, le temps et la flexibilité sont des atouts inestimables. Pour les entreprises opérant au Niger, la gestion des importations et des exportations est souvent un défi de taille. C'est dans ce contexte que le Groupe KADER se positionne comme un partenaire stratégique en lançant un service novateur : **la supervision des opérations d'entreposage en douane**. Une "première" pour une entreprise spécialisée en import/export au Niger, qui promet de transformer les pratiques logistiques.

Un levier pour l'économie et l'aide humanitaire

Le régime de l'entrepôt en douane permet de placer des marchandises dans des établissements agréés sans qu'elles soient immédiatement soumises aux droits de douane, aux taxes et aux mesures de politique commerciale. Ce régime suspensif, souvent sous-utilisé, offre une marge de manœuvre considérable pour la gestion des stocks et la trésorerie des entreprises.

Mais son potentiel va bien au-delà. Pour les organismes internationaux et les ONG, comme le Programme Alimentaire Mondial (PAM), il représente une solution de taille pour fluidifier l'acheminement de l'aide humanitaire. Au lieu de nationaliser ou de placer l'aide sous un régime de transit à chaque passage, l'entrepôt en douane permet un stockage sécurisé et une libération progressive des biens. Un gain de temps et une optimisation des coûts qui se traduisent par une efficacité accrue sur le terrain.

Pourquoi l'entrepôt surclasse l'importation temporaire

Le régime de l'entrepôt en douane et celui de l'importation temporaire sont souvent confondus, mais ils ne sont pas interchangeables. Le Directeur Général du Groupe KADER, Abdoul-Kader, fort de six années d'expérience dans les secteurs privé, public et humanitaire, le souligne : la différence réside dans la durée et l'application des mesures commerciales.

  • Durée de la suspension : L'entrepôt en douane offre une durée de suspension des droits et taxes d'**au moins un an**, contre seulement six mois pour l'importation temporaire. Cette flexibilité est cruciale pour une planification logistique à long terme.
  • Hors du territoire douanier : Les marchandises en entrepôt sont considérées comme étant "hors du territoire douanier nigérien", ce qui n'est pas le cas pour les importations temporaires. Cette distinction technique a des implications majeures en termes de réglementation et de procédures.

Le Groupe KADER : une expertise au service de vos projets

Avec un service unique sur le marché nigérien, le Groupe KADER met à la disposition des acteurs logistiques nationaux et internationaux son savoir-faire pour la mise en place et la supervision de cette procédure. L'équipe, dirigée par Abdoul-Kader, combine des compétences pointues en administration, en douane et en logistique, garantissant une gestion autonome et efficace des projets les plus complexes.

Que vous soyez une entreprise cherchant à optimiser ses chaînes d'approvisionnement ou une organisation humanitaire désireuse de sécuriser ses opérations, le régime de l'entrepôt en douane, géré par un partenaire fiable et expérimenté, est la solution qu'il vous faut.

Pour plus d'informations sur cette nouvelle opportunité, contactez dès aujourd'hui le Groupe KADER.

A lire aussi :

👉🏾Les transporteurs, l'autre facette

👉🏾 Une nouvelle importante pour l'administration douanière

Restez informé de l'actualité douanière, de l'espace AES, en suivant notre chaîne WhatsApp 👉🏾 Groupe KADER (Niger)


dimanche 15 juin 2025

Le Rôle Crucial des Transporteurs et la Solution de l'Entrepôt en Douane

La Logistique au Service de la Sécurité et de l'Économie Nigérienne : 

Les transporteurs jouent un rôle vital dans l'approvisionnement de la ville de Niamey, notamment via l'axe Lomé-Dori-Téra. Malheureusement, leur dévouement est souvent mis à rude épreuve par l'insécurité qui sévit sur ces routes. Exposés à des dangers constants, ils dépendent parfois de l'aide précieuse des villageois qui leur offrent nourriture, gîte et eau, témoignant de leur résilience et de l'esprit de solidarité locale.

Dans le contexte sécuritaire et patriotique actuel du Niger, il est impératif de garantir la justice et le soutien à ces "héros de la route". Ignorer leurs difficultés pourrait entraîner une frustration profonde, voire une "révolte" ou une "mutinerie" de la part de ces acteurs essentiels. Il est donc fondamental de minimiser les risques auxquels ils sont confrontés. Cela passe par un renforcement du dispositif militaire d'escorte, complété par la participation d'unités douanières.

De plus, il est crucial d'assurer la fluidité du transport en éliminant les obstacles non tarifaires. Cela permettrait aux transporteurs de rejoindre leurs familles sans délais excessifs, contribuant ainsi à leur bien-être et à leur motivation.

L'Entrepôt en Douane : Une Solution Logistique Innovante

Aujourd'hui, la logistique offre une solution concrète aux défis rencontrés par les transporteurs, les commerçants et même la Douane : l'entrepôt en douane.

L'entrepôt en douane est un régime douanier qui permet aux importateurs de stocker leurs marchandises sous le contrôle de la douane, en suspension des droits et taxes**. Ce dispositif présente de multiples avantages :

  • Pour les Transporteurs : Fini les longues attentes pour les formalités douanières, dont la moyenne était de 53 heures en 2020. Les transporteurs pourront livrer leurs marchandises directement dans les entrepôts douaniers, réduisant considérablement leurs temps d'immobilisation et les risques encourus sur la route.
  • Pour les Commerçants : Ce régime offre une flexibilité sans précédent, leur permettant de bénéficier d'un délai raisonnable, pouvant aller jusqu'à deux ans, pour déclarer leurs marchandises. Cela optimise leur trésorerie et leur gestion des stocks.
  • Pour la Douane et l'État : Cette procédure garantit une plus grande transparence dans la perception des recettes publiques. Elle renforce également l'image et la qualité des prestations de services logistiques au Niger sur la scène internationale.

Il est important de noter que des investisseurs sont déjà prêts à créer ces entrepôts, et possèdent l'expertise nécessaire pour leur exploitation. La mise en place de ces infrastructures générera des centaines d'emplois, contribuant ainsi au développement économique du pays.

En somme, l'entrepôt en douane est une solution gagnant-gagnant qui sécurise les opérations de transport, facilite le commerce et dynamise l'économie nigérienne, tout en assurant une meilleure gestion des recettes de l'État.

A lire :

👉🏾Groupe KADER se veut précurseur des entrepôts en douane au Niger

👉🏾Analyse sur les perspectives qu'offrent les ports du Nigeria pour le Niger

mercredi 5 février 2025

Optimisation des procédures douanières : Comment le modèle KADER-PERF révolutionne l’efficacité opérationnelle

Optimisation des procédures douanières : Comment le modèle KADER-PERF révolutionne l’efficacité opérationnelle 

Dans un contexte mondialisé où les échanges commerciaux ne cessent de croître, l’optimisation des procédures douanières devient un enjeu clé pour les entreprises et les administrations. Les retards, les coûts logistiques et les risques de non-conformité pèsent lourdement sur la compétitivité. Pour y répondre, des méthodologies innovantes comme le modèle KADER-PERF émergent, combinant évaluations techniques et comportementales pour une approche holistique. Décryptage.  

Modèle KADER-PERF : Une approche duale pour une optimisation durable  

Le modèle KADER-PERF se distingue par sa capacité à intégrer deux dimensions complémentaires :  

1. Les évaluations techniques (simulations, tests)  

2. Les évaluations comportementales (audits, feedback).  

Cette combinaison permet non seulement d’identifier les points de friction dans les processus douaniers, mais aussi d’agir sur les pratiques humaines et organisationnelles, souvent négligées malgré leur impact critique.  

1. Évaluations techniques : Simulations et tests pour anticiper les risques

Les procédures douanières impliquent une multitude d’étapes complexes : dédouanement, contrôle des marchandises, gestion des documents (DDU, certificats), etc. Les simulations jouent ici un rôle prépondérant. Grâce à des outils digitaux avancés, il est possible de modéliser des scénarios réalistes pour :  

- Prédire les goulots d’étranglement (ex. : pics de demandes, retards de validation).  

-Tester la résilience des systèmes en cas de crise (pandémie, grèves, perturbations logistiques).  

- Valider la conformité réglementaire des processus, notamment face aux normes internationales (OMD, Incoterms, SAFE).  

Parallèlement, les tests techniques permettent de vérifier la fiabilité des infrastructures (douanes électroniques, blockchains pour la traçabilité) et d’optimiser l’interopérabilité entre les acteurs (entreprises, transitaires, administrations).  

2. Évaluations comportementales : Audits et feedback pour renforcer la compliance  

Si la technique est essentielle, l’humain reste au cœur des procédures douanières. Le modèle KADER-PERF intègre donc des audits comportementaux pour analyser :  

- Le respect des protocoles par les équipes (ex. : saisie des données, gestion des alertes).  

- La culture de la compliance au sein des organisations (formation continue, sensibilisation aux risques de fraude).  

- La coordination entre services (logistique, juridique, douane).  

Les mécanismes de feedback complètent cette approche en recueillant les retours des parties prenantes :  

- Les opérateurs économiques signalent les lourdeurs administratives.  

- Les agents douaniers partagent leurs observations terrain.  

- Les partenaires internationaux suggèrent des ajustements pour harmoniser les pratiques.  

Ces données permettent d’ajuster en temps réel les procédures et de former les équipes sur des cas concrets.  

Synergie technique-comportementale : La clé de la performance

L’originalité du modèle KADER-PERF réside dans l’interaction entre ses deux piliers. Par exemple si :  

- Une simulation révèle un taux d’erreur élevé dans les déclarations en douane → Un audit comportemental identifie un manque de formation sur un logiciel → Des sessions de coaching ciblées sont organisées.  

- Un feedback d’un partenaire commercial met en lumière des incompréhensions sur les codes additionnels→ Des tests techniques sont lancés pour simplifier l’interface de déclaration.  

Cette synergie crée un cercle vertueux où chaque amélioration technique renforce les bonnes pratiques, et vice versa.  

Bénéfices tangibles pour les entreprises et les administrations

L’application du modèle KADER-PERF génère des résultats mesurables :  

- Réduction des délais de dédouanement (jusqu’à 70% selon les cas étudiés).  

- Diminution des coûts liés aux non-conformités (amendes, immobilisation des marchandises).  

- Amélioration de la collaboration public-privé, grâce à des feedbacks structurés.  

- Adaptabilité accrue face aux évolutions réglementaires (Brexit, nouvelles sanctions commerciales).  

Conclusion : Vers une douane agile et proactive  

L’optimisation des procédures douanières ne se limite plus à l’automatisation des tâches. Le modèle KADER-PERF incarne une nouvelle ère où l’efficacité opérationnelle repose sur l’équilibre entre technologie et facteur humain. Pour les entreprises, c’est l’opportunité de transformer un passage obligé en avantage concurrentiel. Pour les États, c’est un levier pour fluidifier les échanges tout en garantissant la sécurité nationale.  

En adoptant cette approche, les acteurs du commerce international peuvent enfin concilier rapidité, compliance et résilience – trois impératifs au cœur des défis économiques actuels.  

Restez connectés pour découvrir prochainement des retours d’expérience concrets ayant implémenté le modèle KADER-PERF !

A lire aussi :

👉Modernisation de la douane : la mutabilité

👉Code des procédures douanières

👉Réseau mondial des transitaires et déclarants

samedi 20 avril 2024

Défier l’ordre de sortie du Niger rend les troupes américaines vulnérables, selon un lanceur d’alerte

 

Défier l’ordre de sortie du Niger rend les troupes américaines vulnérables, selon un lanceur d’alerte

Découvrez (en cliquant sur le lien) : L'apologie de la modernisation de la douane

Les Américains déployés sont dans l'incertitude, incapables de faire leur travail ou de rentrer chez eux alors que le Département d'État cherche à étendre sa présence militaire, selon une plainte


Des manifestants à Niamey, la capitale du Niger, appellent au retrait des forces américaines lors d'une manifestation le 13 avril. (Issifou Djibo/EPA-EFE/Shutterstock)

A lire aussi 👉 les énarques dans l'impasse

A la Une 👉 Le "faux douanier"

Un haut responsable de l'armée de l'air américaine déployé au Niger tire la sonnette d'alarme sur la réticence de l'administration Biden à tenir compte d'un avis d'expulsion de la junte militaire qui a renversé l'année dernière le gouvernement démocratiquement élu de ce pays d'Afrique de l'Ouest.

L'aviateur, dans une plainte privée déposée auprès du Congrès et obtenue par le Washington Post, a accusé de hauts responsables de l'ambassade américaine à Niamey, la capitale du Niger, d'avoir « intentionnellement supprimé les renseignements » alors qu'ils cherchaient à maintenir « la façade d'un grand pays à relation avec le pays. Les actions de l'ambassade, a écrit le lanceur d'alerte, ont des « implications potentielles » sur les relations des États-Unis avec d'autres pays africains « et sur la sécurité de notre personnel dans la région ».

Le Département d’État et le Département de la Défense ont rejeté les allégations de négligence, affirmant que les États-Unis faisaient un dernier effort pour maintenir une présence militaire américaine au Niger après le coup d’État, tout en reconnaissant que les pourparlers sont difficiles et pourraient ne pas aboutir à un accord.

La plainte du lanceur d'alerte a été transmise au Capitole avant que les responsables américains ne rencontrent mercredi le Premier ministre du Niger. Des discussions de suivi avec d'autres hauts responsables nigériens étaient prévues la semaine prochaine – des discussions qui pourraient sceller le sort des relations de Washington avec ce qui avait été son principal partenaire en matière de sécurité dans une région en proie à la violence de groupes liés à l'État islamique et à Al-Qaïda.

"Il y a ici un chemin très étroit pour trouver un compromis qui réponde à leurs intérêts et préoccupations et à nos intérêts et préoccupations", a déclaré un haut responsable du Département d'État, qui, comme d'autres, s'est exprimé sous couvert d'anonymat pour discuter des efforts diplomatiques de l'administration Biden. "Ça ne marchera peut-être pas, mais la grosse dame n'a pas encore chanté."

Les allégations du lanceur d'alerte mettent en lumière les difficultés des États-Unis à opérer dans une région d'Afrique de plus en plus instable. En 2017, quatre soldats américains ont été tués après avoir été pris dans une embuscade lors d’une mission au Niger, que les enquêteurs militaires ont imputé à un manque de formation, de planification et à d’autres échecs institutionnels.

Pendant des années, le Pentagone a déployé un mélange de personnel principalement de l’armée de l’air et de l’armée au Niger pour soutenir une mission scrutant les groupes militants dans la région. Jusqu’au coup d’État, l’accord prévoyait l’utilisation de drones dans le cadre d’opérations antiterroristes à partir d’une base construite par les États-Unis et des troupes américaines et nigériennes participant à certaines patrouilles.


Le mois dernier, la junte militaire du Niger a déclaré que la présence militaire américaine y était « illégale » et a déclaré qu’elle mettait fin à tous les accords, avec effet immédiat. Cette annonce fait suite à des réunions tendues avec des hauts responsables du département d’État et du Pentagone, que les dirigeants nigériens ont accusés d’avoir tenté de dicter que la nation ouest-africaine ne devrait avoir aucune relation particulière avec l’Iran, la Russie ou d’autres adversaires américains.


Dans sa plainte, adressée au représentant Dusty Johnson (R-S.D.) et à d’autres législateurs, le dénonciateur vise l’ambassadrice Kathleen FitzGibbon et le colonel de l’Armée de l’Air Nora J. Nelson-Richter, l’attachée de défense en poste là-bas, accusant les deux de mettre en danger la sécurité de 1,100 militaires américains qui sont « pris en otage » au Niger alors qu’une résolution diplomatique reste difficile à résoudre.


Des fonctionnaires de l’ambassade des États-Unis ont renvoyé des questions au département d’État à Washington, qui a nié les allégations du dénonciateur. Un porte-parole du bureau de Johnson a refusé de commenter, disant qu’ils ne discutent pas de correspondance éventuelle avec les électeurs.


La plainte révèle de nouveaux détails sur le statut des forces américaines au Niger et les restrictions sur leur capacité à échanger du personnel. Après le coup d’État, a écrit le lanceur d’alerte, les membres des forces armées se sont fait dire de rester « assis et en attente » sur leurs bases, les empêchant de mener à bien leur mission antiterroriste ou de re

tourner.

Ils n’ont pas fait preuve de transparence envers les militaires américains déployés dans ce pays », a écrit l’aviateur à propos des hauts fonctionnaires de l’ambassade, ajoutant que bien qu’ils « aient prétendu que « les choses fonctionnaient ». les autorisations requises pour piloter des avions militaires américains dans l’espace aérien nigérien n’ont pas été délibérément approuvées par le gouvernement militaire du pays comme monnaie d’échange politique pour inciter le gouvernement américain à négocier leur retrait.


Contacté par téléphone, le lanceur d’alerte a refusé de commenter, invoquant une crainte de représailles professionnelles et des préoccupations de sécurité. La poste a vérifié le nom, le grade et l’affectation de la personne, mais n’identifie généralement pas les dénonciateurs qui font des communications protégées au Congrès.


De hauts responsables américains ont dit qu’ils sympathisaient avec les préoccupations du personnel qui n’était pas en mesure de s’acquitter de ses fonctions depuis le coup d’État de l’été dernier, mais ils ont rejeté l’affirmation du dénonciateur selon laquelle les dirigeants des ambassades avaient supprimé les renseignements ou mis en danger les troupes américaines. “


Personne ne supprime aucune information : nous voyons le bon, le mauvais et le laid. « Cela alimente le processus de délibération », a déclaré le haut fonctionnaire du département d’État. « Pour cette personne, cela pourrait être lent. »

Gen. Michael Langley, qui supervise les activités militaires des États-Unis en Afrique, a confirmé dans une déclaration au Post que certaines autorisations diplomatiques pour les vols militaires ont récemment été refusées, prolongeant dans certains cas le déploiement de troupes américaines. Les hauts dirigeants de son quartier général travaillent en étroite collaboration avec le département d’État et d’autres organisations pour s’assurer que les forces américaines déployées au Niger ont ce dont elles ont besoin.


Alors que le département de la Défense a « interrompu » de nombreuses activités au Niger après le coup d’État de juillet, Langley a déclaré : « Nous apprécions grandement les forces américaines déployées dans la région, qui continuent de permettre au [département de la Défense] de surveiller les menaces potentielles dans tout le Sahel afin de protéger le personnel, les biens et les intérêts des États-Unis, y compris le bien-être de nos partenaires. »


Un responsable de la défense des États-Unis a déclaré que certaines unités ont effectué des rotations à l’intérieur et à l’extérieur du Niger depuis le coup d’État, tandis que d’autres déploiements ont été étendus.


« Mais cela n’est pas rare », a déclaré le responsable de la défense, « en particulier dans des endroits éloignés. »


Interrogé mardi lors d’une audition de la commission des services armés de la Chambre des représentants sur l’arrêt des vols vers le Niger, le chef d’état-major de l’armée Gen. Randy A. George a dit qu’il savait que c’était un problème.


Le représentant Matt Gaetz (R-Fla.), qui a dit à l’audience qu’il avait parlé à une demi-douzaine de militaires américains en service au Niger, a reproché à George et à son homologue civil, la secrétaire d’État à l’Armée, Christine Wormuth, de ne pas prendre la situation plus au sérieux. “


Nous avons des soldats de l’armée au Niger qui ne reçoivent pas leurs rotations de troupes, qui ne reçoivent pas leurs médicaments, qui ne reçoivent pas leurs fournitures, qui ne reçoivent pas leur courrier et les deux hauts gradés de l’armée des États-Unis sont assis devant moi et c’est comme s’ils n’entendaient pas le mal, ne pas voir le mal, ne pas dire le mal », dit Gaetz.


Gaetz a accusé les responsables du gouvernement de retarder le départ inévitable des forces américaines du Niger pour éviter à l’administration Biden l’embarras d’avoir à fermer des installations qui ont coûté aux États-Unis des centaines de millions de dollars à construire récemment — une accusation niée par les responsables.


Des représentants des États-Unis ont dit qu’ils examinent la possibilité de confier une mission semblable à un autre pays d’Afrique de l’Ouest, mais aucun détail n’a été divulgué.


Le lanceur d’alerte est déployé à la base aérienne 101 de Niamey. Pendant des mois après le coup d’État, de hauts responsables du Pentagone ont déclaré que les troupes américaines se consolidaient de la base de Niamey à une autre installation, la base aérienne 201, à l’extérieur de la ville nigérienne d’Agadez. Les troupes américaines sont toujours dans les deux endroits, avec la majorité à 201, ont déclaré les responsables de la défense.

L’installation à l’extérieur d’Agadez a été conçue en 2013 et achevée en 2019, selon un rapport de l’inspecteur général du ministère de la Défense publié en 2020 qui citait le projet pour mauvaise gestion et dépassement de coûts. La construction de la base a coûté au moins 100 millions de dollars, indique le rapport, soulignant l'investissement à long terme réalisé par le Pentagone au Niger.

Le sort de la présence militaire américaine est incertain depuis que les militaires nigériens ont renversé le président du pays , Mohamed Bazoum, l'été dernier.

Les États-Unis ont suspendu leur coopération en matière de sécurité avec le Niger, limitant leurs activités – y compris les vols de drones non armés – à la protection du personnel américain. La région du Sahel, qui comprend le Mali et le Burkina Faso voisins, est devenue ces dernières années un point chaud mondial de l’extrémisme islamique, et le Niger a vu ces attaques se multiplier de façon spectaculaire après le coup d’État.

Les efforts déployés par de hauts responsables américains pour convaincre le Niger de revenir sur la voie démocratique afin que l’aide américaine puisse reprendre n’ont guère progressé. Bazoum reste détenu et aucun calendrier n'a été fixé pour les élections, malgré les demandes répétées des responsables américains.

Puis le mois dernier, une délégation américaine s'est rendue à Niamey. Parmi eux, Langley, Molly Phee, la plus haute responsable du département d'État chargée des affaires africaines, et Celeste Wallander, la secrétaire adjointe à la défense du Pentagone pour les affaires de sécurité internationale.

Dans une déclaration lue en direct à la télévision mi-mars, le porte-parole de la junte, Amadou Abdramane, a accusé la délégation américaine de condescendance et a souligné le droit du Niger à choisir ses propres partenaires. Depuis lors, la junte n’a pas publiquement changé sa position.

La semaine dernière, au moins 100 instructeurs militaires russes sont arrivés à Niamey, marquant une escalade des relations de sécurité entre le Niger et Moscou qui, selon les analystes, pourrait rendre difficile, voire impossible, la poursuite par les États-Unis de leur propre coopération en matière de sécurité. Selon des informations diffusées par la télévision d'État nigérienne, les instructeurs russes fourniraient une formation et des équipements, notamment un système de défense aérienne, au Niger.

Parmi les Nigériens, il y a eu un sentiment croissant de ressentiment envers la présence américaine depuis l’annonce de la junte le mois dernier, un problème que Langley, lors d’une audition de la commission sénatoriale des forces armées le mois dernier, a attribué en partie à la désinformation russe.

Le week-end dernier, des centaines de manifestants se sont rassemblés à Niamey dans le cadre d’une manifestation largement pacifique, scandant et brandissant des pancartes appelant les troupes américaines à partir.

 Visitez (en cliquant) : le blog de l'Afrique de l'ouest spécialisé en douane👉abdoulkadernews.blogspot.com