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samedi 8 mars 2025

5 000 à 10 000 m³/j/Damagaran, Guida!

Damagaran, Guida!


Damagaran, illustre ville légendaire et mythique du Niger. Elle n'est pas uniquement la ville de deux présidents élus démocratiquement, elle est aussi la première capitale du Niger....

Analyse comparative avec Niamey 

Il est important de noter que Niamey, en tant que capitale administrative du pays, bénéficie souvent d'une part disproportionnée des investissements publics par rapport aux autres régions, y compris Zinder. Pourtant, cette même région enregistre le plus de cadre dans l'appareil d'État. Je m'abstiendrai de donner des chiffres sur les dépenses par région dans le cadre de la modernisation des villes conformément à la politique de l'agence de modernisation des villes (AMV) pour confirmer la disproportionnalité des investissements publics.
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Les données comparatives sur les investissements publics entre la région de Zinder et la région de Niamey au Niger peuvent varier selon les secteurs (infrastructures, éducation, santé, agriculture, etc.) et les périodes analysées. Cependant, Niamey concentre une grande partie des institutions gouvernementales, des projets urbains et des infrastructures stratégiques (routes, énergie, eau), ce qui explique des investissements plus élevés.
En 2020, Niamey aurait absorbé environ 30-40% des investissements publics nationaux, contre 5-10% pour Zinder (source : INS Niger). En 2021, plus de 70% des investissements routiers nationaux sont alloués à Niamey et à l'axe Niamey-Dosso (rapport Banque Mondiale, 2021). Cependant, dans la même année et dans le domaine agricole Zinder a reçu environ 15% des fonds agricoles nationaux  (contre 5% pour Niamey, selon le Ministère de l'Agriculture).
Cette tendance semble être rectifier ces dernières années. En effet, depuis 2021, Zinder reçoit près de 2 fois plus d’investissements, dans le secteur hydraulique, par habitant que Niamey.  
Cette différence s’explique par :  
  - Un retard historique : Zinder a longtemps souffert d’un déficit hydraulique critique, nécessitant des investissements lourds.  
  - Des coûts techniques plus élevés : Forages profonds (> 300 m) et nécessité de transporter l’eau sur de longues distances.  
  - Un objectif de rééquilibrage territorial : La BAD et l’État nigérien cherchent à réduire les inégalités d’accès à l’eau.  
A Zinder, le retard infrastructurel et les coûts d’exploitation maintiennent une inégalité d’accès réelle. Le coût réel de l’eau est plus élevé à Zinder. 
Faute d'infrastructures, en milieu rural, le prix est plus élevé à Zinder soit 1 000-2 000 FCFA/m³ contre 500 FCFA/m³ avec un tarif régulé par la NDE, à Niamey.
D'autres considérations entrent en jeu, comparativement à la capitale Niamey, et maintiennent cette inégalité comme :
  - Niamey est la capitale administrative et économique, avec une pression internationale forte (sièges d’institutions).  
  - Urgence liée à la croissance anarchique (bidonvilles, besoins sanitaires).  
  - par contre, Zinder est une région rurale marginalisée, moins visible médiatiquement avec des projets souvent réactifs (crises d’eau) plutôt que planifiés.  
Zinder, deuxième ville la plus peuplée du Niger et région historiquement importante, est souvent perçue comme sous-investie malgré son potentiel agricole et sa position géographique (carrefour vers le Nigeria). Les ONG et institutions comme l'UNICEF soulignent le sous-investissement chronique dans les régions comme Zinder, malgré leur vulnérabilité aux crises alimentaires.
Analyse des Disparités par Secteur
Avec une population  majoritairement rurale, croissance démographique élevée mais moins concentrée, Zinder accumule les disparités structurelles et géopolitique malgré sa population estimée à 5 millions, 3 à 4 fois celle de Niamey. De plus, Niamey reçoit 4,2 fois plus d’investissements par habitant que Zinder.

 Accès à l'Eaux

Damagaran, la région de Zinder a un besoin de couverture journalier de 5 000–10 000 m³. Avec les projets en cours comme Ganaram3 et Aroungouza on peut espérer une augmentation de la couverture en eau. Le taux d'accès à l'eau est de 35% à Zinder contre 75% à Niamey(Estimation basée sur les rapports de la SEEN, 2023). Il est certain que la capitale doit garantir un degré d'accès à l'eau conforme aux normes internationales des capitales proprices aux événements internationaux mais Zinder est aussi la première capitale du Niger, la ville des présidents élus démocratique. Cette dernière mérite donc une attention particulière.
Ces inégalités conduisent à  des pénuries fréquentes (3 à 5 jours sans eau dans certains quartiers) et le recours à des solutions informelles (eau vendue par charrettes à prix élevé).
Le retard infrastructurel et ses coûts d’exploitation maintiennent une inégalité d’accès réelle à Zinder. Niamey, malgré des ratios plus faibles, dispose d’un réseau mieux organisé mais saturé. Une approche différenciée et des financements adaptés aux spécificités locales sont nécessaires pour réduire ces écarts.

Secteur Structurel

Niamey bénéficie de financements récurrents et de la priorité politique (ville capitale) tandis que Zinder est handicapé du sous-équipement historique et des coûts de forage plus élevés (nappes profondes).  

Facteurs Géopolitiques

Niamey attire plus d’investisseurs (projets urbains, diplomatie économique) alors que Zinder dépend davantage de l’aide internationale (BAD, UE).
Il est donc évident de renforcer la transparence par la publication des données détaillées sur les investissements par région.  
Il est aussi urgent d'accélérer les projets ruraux à Zinder pour réduire la dépendance aux forages coûteux.  

Ouverture (politique)

Damagaran est la ville "faiseur de roi, de président". Faire admettre à la fonction publique les ressortissants (parents, amis et connaissances des dignitaires de la région de Zinder) n'est pas la solution pour s'assurer de l'allégeance de la masse pour les élections. La récurrence du procédé, depuis la conférence des années 90 a conduit à une frustration généralisée dans toutes les zones rurales, pas seulement à Zinder. 
La technique est connue de tous donc il est donc primordial pour la sauvegarde de la patrie et de la sauvegarde de toute parcelle de #justice d'éviter cette pratique !
Conclusion: bien que "Comparaison n'est pas raison", la comparaison révèle une inégalité marquée en faveur de Niamey, malgré des besoins plus criants à Zinder. Une approche corrective fondée sur des indicateurs objectifs (déficit hydrique, taux d’accès) serait nécessaire pour rééquilibrer les allocations. Les bailleurs internationaux pourraient y contribuer en liant leurs financements à des critères d’équité territoriale.
(Sources croisées : BAD, AFD, SPEN, INS-Niger, SEEN,NDE)
Note d'information : l'analyse comparative est une méthode pédagogique d'apprentissage donc d'information forcément car pas d'apprentissage sans information. L'objectif de cette analyse est donc d'informer, de sensibiliser sur l'importance de l'eau dans la région de Zinder. Le Niger a beaucoup à gagner en laissant de côté les calculs politiques, de pouvoir (ou de douane) et de se concentrer sur la justice entre les nigeriens et entre les régions et en même temps d'une justice équitable à tous les présidents(même déchu)....
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